Contre-enquête au Bugarach des éléments inédits

24/04/2015 10:41

une véritable effervescence règne autour  du "Pech".
Des centaines d'insolites visiteurs viennent prospecter les lieux, ceci  afin de trouver un refuge lorsque devait avoir lieu pour le grand cataclysme de 2012....

De suite, nous devons dire que nous n'adhérons pas à cette thèse.

La presse, la radio et la télévision se sont gaussées de cet inédit tropisme, qui pour beaucoup semble totalement irrationnel, pour tout dire orchestré par des farfelus. Certains de ceux-ci ont pris pour point de départ l'affirmation d'un alchimiste célèbre: Fulcanelli, qui dans son livre "LE MYSTERE DES CATHEDRALES ", révèle son analyse des symboles figurant sur la curieuse Croix Cyclique d'Hendaye, affirmant, que lorsque le cataclysme final qui engendrera la destruction de notre planète, "la vie se réfugiera dans un seul espace ". Pour ces pèlerins de l'Apocalypse, ce lieu sera cet Olympe pyrénéen, où des vaisseaux venus d’Ailleurs viendront récupérer les Elus du futur monde...

 Pour tous ceux qui ne connaissent pas ce lieu, nous allons dresser le décor. Le Pic de Bugarach se présente comme un immense vaisseau de pierre échoué au milieu de nulle part. Lors du soulèvement de la chaîne des Pyrénées, il fut propulsé par une force prodigieuse orientée nord-sud et vint s'échouer la quille en l'air, là où nous le découvrons. En effet les géologues affirment que ce qui est aujourd'hui son sommet fut autrefois sa base ou son socle. C'est pour cette raison qu'on l'appelle la « Montagne inversée ».

Afin de mieux faire connaissance avec ce géant baigné dans les légendes, un simple coup d'œil sur Google Earth permet à chaque utilisateur d'Internet de le tutoyer.

Pour être plus précis, voici ses coordonnées géographiques:

2°351 de longitude Ouest  par 42°877 de latitude Nord. --Son altitude est de 1230 mètres.

Ce pic est isolé, c'est-à-dire entouré de vallées et non rattaché directement à d'autres montagnes pour former une chaîne (sauf par un petit col situé au sud). Sa partie Ouest est campée sur le territoire de la commune de Bugarach, sa partie Est assise sur celle de Camps-sur-l'Agly.

 Le pic de Bugarach est aussi connu comme étant un site touristique ayant attiré nombre de personnages illustres tout au long de l'histoire. Jules Verne, Victor Hugo, Claude Debussy et plus récemment (peut-être ?) François Mitterrand .La vox populi, qui n'est pas toujours la vox Dei susurre que le réalisateur américain Steven Spielberg ? Lors d'un séjour sur le lieu se serait inspiré de sa topographie réalisé son film " Rencontre du troisième type". Comme on le sait, le décor, qui sert  de motivation au scénario, est en fait le pic de Devil Tower, situé dans le Wyoming.

Pôle de légendes

Le catharisme ayant été fortement implanté dans cette région et sans doute grâce à

sa proximité avec Rennes-le-Château, cet étrange mont est rapidement devenu, dans certains milieux, ésotérique ou new âge, un pôle de légende réputé  pour son activité ufologique. A tel point qu'à la fin de l'année  2010, le maire de la commune de Bugarach se plaignit de l'arrivée massive de visiteurs, prétendant que seul le village échappera à la destruction du monde en 2012, selon une prophétie empruntée au calendrier maya, sans doute un peu rapidement.

Histoire effacée du Bugarach

Lorsque les hommes ont à choisir entre l’ l'Histoire et la légende, c'est souvent cette dernière qui a leur privilège. Pourtant le passé du Pech mérite de retenir notre attention. En effet, il existe encore dans les environs de Bugarach  neuf fours à verre situés au sud de la forêt domaniale de l’eau salée « le bois du Bournasse », plus précisément à l’ouest du lieu dit la « fontaine salée » et au nord du « Pas Del Capelan » dans le périmètre d'un ancien corps de garde.

Un seul de ces fours à été dégagé dans les années 1980, par Jean Charlatte, allias Jean de Rignies, qui croyait que ce dernier constituait une  des entrées donnant accès à une base extra-terrestre. Four dont la voute est entièrement vitrifié par un minéral du groupe des silicates, Olivine ? (le nom dérive de sa couleur vert olive, décrite comme telle par le minéralogiste allemand Abraham Gottlob Werner en 1790.).Nous possédons  un fragment de cette olivine provenant du four dégagé par Jean de Rignies, et offert par ce dernier.

D'anciens textes nous  apprennent  qu’avant la révolution, dans les années 1780, des gentilshommes allemands fabriquaient, en ce lieu, du verre bleu à l’usage du pays Audois. Au bas de la forêt de Bourasset dans la vallée des Salines, il est encore possible de nos jours de découvrir, ça et là, des galeries bouchées par des éboulements.
Il est possible qu’une partie des huit autres fours ait servi à  un tout autre usage ! 

Ce sont principalement le sable (la silice) d'une part, et les oxydes de sodium et de potassium (soude et potasse) d'autre part qui les alimentaient.         
Les oxydes étaient obtenues par combustion des plantes (souvent les fougères) sur un terre-plein, non loin des fours. Le sable était généralement extrait d'un ruisseau ou d'une rivière proches du lieu de fabrication. Le verre cassé entrait également dans la composition des objets produits. En effet, il avait la propriété de produire un verre fin, sans bulles, ou d'accroître la résistance.
C'est la fougère qui donnait au verre de la Grésigne ou de la Montagne noire sa belle couleur bleutée... (Extrait *)      

Querelles sur le bois       

Les verriers avaient besoin de beaucoup de bois, et il semble qu'on les ait souvent accusés d'empiéter sur les domaines communaux ou les arbres appartenaient au roi. Pour ne pas arranger les choses, les verriers négligeaient la plupart du temps de replanter, là où ils avaient arraché, en contradiction avec les ordonnances royales : c'est ainsi que plusieurs forêts auraient disparu... Il faut dire que le bois était une richesse véritable, et convoitée alors par diverses corporations. Les verriers n'étaient sans doute pas les seuls à exploiter à outrance la forêt, et pourtant ils étaient les seuls à être punis, ce qui est évidemment injuste. (Extrait *)

Et si nous levions un coin du voile :

LE B.R.G.M DE TOULOUSE Faisant suite à notre demande de renseignements le 19/01/2000 : Nous apprenions que lors de sondages effectués dans le cours des années 1998 à 2000 le B.R.G.M (Bureau de recherches géologiques et minières de Toulouse) aurait découvert un indice de mine d’or au niveau du Pech de Bugarach.

 Il se peut que les maîtres verriers, les gentilshommes allemands qui fabriquaient du verre bleu à l’usage du pays Audois ne se limitaient pas qu’à cette tâche…  Et là  une des pistes s'ouvre à nous ! Car Bugarach, vers 1700, comptait trois mines pour l’exploitation du jais, du schiste et peut être un métal précieux, l'or.

Avec un peu d'imagination, nous pouvons imaginer que dans la discrétion la plus complète, des filons d'or aient été exploités en même temps que le verre en fusion coulait dans d'autres fours. En ces lieux isolés, les bouches restent muettes !

Souvenons-nous également, qu'il existait de multiples interdits internes à la corporation des verriers: transmission de père en fils, interdiction de prendre un ouvrier non noble, interdiction de vendre directement sa marchandise, obligation de déplacer ses fours tous les cinq ans... Alors combien de ces derniers dorment encore au sein de la montagne, totalement oubliés et effacés de la mémoire collective ?   
Ce qui apparaît à l'évocation de ces interdits, c'est que les secrets des verriers étaient jalousement gardés. On ne pouvait transmettre l'art de verrerie qu'à une personne noble, et justifiée de noblesse devant le viguier de Sommières.

La question vaut quelques milliards "or " : et si Bérenger Saunière, sur les conseils et découvertes de son ami, l'érudit abbé Henri Boudet, avait utilisé d'anciens documents situant avec précision les fonderies " clandestines " du métal précieux, et était allé récupérer le pactole ? Marie Denarnaud sa dévouée et confidente servante disait aux gens du village de Rennes-le-château: "vous marchez sur de l'or sans le savoir... »

Que se passe-t-il aujourd'hui au Bugarach : contre-enquête

Le vaste mouvement grégaire qui pousse actuellement les foules vers le Bugarach est pour certains, irrationnel. Nous ignorons tout de cette impulsion qui agit sur le psychisme de ceux qui y participent. Une peur irraisonnée pourrait en être le moteur.

Cette hypothèse ne nous satisfait pas, car nous savons que l'homo sapiens n'est pas le seul à recevoir des stimuli qui semblent parfois le manipuler à son insu.

Tous les ans au mois de mai, la Sibérie méridionale devient le témoin d'un drame mystérieux qui frappe les steppes de l'Irtych de l’Ienisseï.

Dans toute cette région qui est percée de terriers, vivent  des millions de bobacs qui se reproduisent à un rythme accéléré. Lorsqu'arrive le cinquième mois de l'année, ils sortent par myriades de leur ténébreuse retraite et se réunissent pour partir vers une mort collective. La foule destinée à se suicider est fort joyeuse. Les animaux jouent  entre eux et les mâles lutinent les femelles. Le premier jour du voyage, un clivage se produit, en empruntant la rive gauche de l'Ienisseï. Certains retournent dans leur "agartha". Les autres chemineront jour et nuit sans repos, jusqu'au mois de juillet et traverseront le fleuve sans perdre l'un des leurs. Ensuite les petits animaux cheminent dans la toundra et se dirigent vers le bord occidental de la presqu'île de Taïmyr. C'est là l'ultime étape de leur migration désespérée. Ils se jettent dans l'océan Glacial Arctique et se noient tous.

Une étude faite sur les cadavres de bobacs prouve que les rongeurs arrivés à la fin de leur voyage sont en parfaite santé. Le suicide collectif dure parfois deux ou trois jours. La nuit, ce sacrifice délibéré n'est pas interrompu.

Un savant, Gustav Radde, assure que jusqu'en 1876, personne n'avait vu un bobac se suicider !

Les lemmings, autre espèce de petits rongeurs quittent à certaines époques, les Alpes de Scandinavie et vont se noyer en masse dans la mer du nord. Il n'ont acquis le sens du suicide que depuis 1920, pense-t-on. Il est impossible de savoir quelles forces mystérieuses  de la nature agissent sur ces petits mammifères. Nous le constatons aujourd'hui d'autres règnes sont frappés parle même anathème, les baleines et les dauphins en particuliers. Dernièrement dans le monde entier des dizaines de milliers d'oiseaux  et de poissons ont été découverts morts mystérieusement.

Heureusement ce ne sont pas des candidats à une mort volontaire qui migrent vers Bugarach, mais des hommes et des femmes, qui sont appelés là par une sorte d'élan, que nous qualifierons de mystique. Ici, nous devons faire une courte halte, pour reprendre notre souffle et tenter comme dans l'ascension de cet Olympe de l'Aude, de monter plus haut, pour y voir plus loin et surtout plus clair.     

Des témoignages sérieux, relatés par des personnes honorablement connues, ne peuvent être remis en cause.

Les aspects «  fortiens «, extraordinaires, surréalistes des phénomènes d’apparitions lumineuses ou parfois bien matérielles, nous font replonger, contre notre gré dans l’ufologie et les apparitions mariales. Reconnaissons que nous sommes là dans un univers mouvant susceptible de s’effondrer à chaque instant sous nos pieds ! C’est-à-dire qu’ils nous conduisent hors des sentiers battus et nous obligent souvent à reformater notre reposante tranquillité intellectuelle.

Notre hypothèse est, qu’actuellement, une Intelligence dont nous ignorons la source, tente d’aimanter dans cette zone le maximum d’hommes et de femmes capables d’engendrer un égrégore de pensées, qu’elle utilisera bientôt.

Une telle influence mentale n’est pas nouvelle, nous pourrions même affirmer que ce stratagème est bien connu. Sans remonter à l’antiquité des dizaines de cas semblables peuvent être énoncés :

19 septembre 1846 à La Salette, dans le département de l’Isère

11 février 1858 à Lourdes

17 janvier 1871 à Pontmain-Mayenne*

13 mai 1917 / 13 octobre Fatima

09 octobre 1933 à Etikhove--Belgique

1968—1969 Zeitoun—Egypte (nous avons enquêté sur le terrain)

08 décembre 1970 à Plouvenez-Lochrist—Finistère—des phénomènes identiques à ceux de Fatima s’y déroulèrent---Dans cinq de ces cas des sanctuaires sont nés et le culte à la Vierge y est poussé à son paroxysme.

*Au sujet de des manifestations mariales de Pontmain, l’abbé René Laurentin écrivait dans le quotidien Ouest-France, le 17 janvier 1971 (date anniversaire des manifestations) :

« D’autre part, certaines conceptions naïves sont dépassées. Il est clair que la Vierge ne « descendit » pas dans le ciel de Pontmain à la manière matérielle d’un engin spatial. En ce cas tous les assistants l’auraient vue. Il s’agit donc d’un mode de communication d’un autre ordre : de l’ordre de la foi et de la communion des saints.

Ce mode de communication existentielle n’est pas moins authentique, moins réel, il est de plein droit mystérieux. Il relève d’une manifestation personnelle et gratuite, du contact entre un point de notre espace-temps avec une autre durée, celle de Dieu, dont nous n’avons aucune expérience. Une différence de l’ordre de la durée est plus radicale qu’une distance de l’ordre de l’espace. »    

Le futur étant le meilleur des prophètes, restons vigilants et tentons d’analyser avec sagesse et circonspection, les événements qui se déroulent autour du mont Bugarach. Là aussi, comme l’a écrit l’abbé Laurentin, il peut exister un contact entre un point de notre espace-temps avec une autre durée, que nous ne nommerons pas Dieu, mais l’INCONNU.

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

Illustrations Graphiques : Christophe Villa-Mélé

Webographie :

- Histoire de la salz :
http://www.bugarach-amis-de-la-salz.org/remontons-le-temps/histoire-de-la-salz.html

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Pech_de_Bugarach

- Extrait des Archives de Rennes le Château par Pierre Jarnac :
Des pétrifications et autres matières minérales, que j’ai trouvé dans le Roussillon.

- Renseignements divers provenant des recherches de
Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé.