Le paradoxe des univers parallèles et machine à explorer le temps

07/03/2015 09:24

« Il y’a des moyens de changer le rythme de nos propres horloges, par rapport à celle de quelqu’un d’autre… »

L’incertitude sur la probabilité du voyage dans le temps se fonde sur les paradoxes qu’il peut engendrer.

Exemple : je remonte dans le passé pour aller voir mon grand père quand il était enfant. Pour une raison X, je décide de le tuer, en toute vraisemblance il ne pourra donc pas donner naissance à mon père. Conclusion, je ne peux pas être né …Alors, qui est la personne, qui est retournée dans le passé pour tuer mon grand père ? Car cet événement qui n’a pu arriver est pourtant bien arrivé ? C’est ce qu’on appel un paradoxe. En imaginant le cas contraire, selon lequel j’ai effectivement tué mon grand père ; Prenant en considération mon seul libre arbitre, sans qu’il n’y ait de prédestination à la base du nouvel événement que je viens de créer.

La théorie des univers parallèles prend donc toute sa valeur. Partant du principe qu’il est impossible de remonter le temps et de modifier le passé qui s’est déjà déroulé. L’événement que j’ai nouvellement crée devient une autre réalité dans laquelle je n’ai pas de place.

On peut penser aussi, qu’ un voyageur du temps ayant de noirs desseins, décide de modifier le cours de la deuxième guerre mondiale en révélant aux allemands, preuves à l’appui, le plan d’action des alliers qui doit libérer, la France de son envahisseur. Et  bien dans un moment comme dans celui la on espère que le libre arbitre n’existe pas et que tout est prédestiné (Eddington). Car on imagine aisément les conséquences  dramatiques et les répercutions que cela pourrait engendrer, si on faisait  parti de cette réalité qui serait notre présent.

Selon le professeur MALLET « le libre arbitre est essentiel à notre conception de nous même, en tant qu’êtres humains. Mais il se trouve que le libre arbitre n’est pas incompatible avec les voyages dans le temps ».

Le physicien et écrivain, David DEUTSCH, de l’université d’oxford, pense que la théorie des univers parallèles, considère que, en plus de l’univers que nous voyons et qui nous entoure, il existe nombre d’autres univers semblables au notre, et ne différant que par la simple position d’un atome. D’autres seraient très différents.

L’idée  des  univers  parallèles est originaire de l’étude des particules sub-atomiques.

Car, selon DEUTSCH, « une particule sub-atomique peut se transformer en une autre ou en deux autres, plusieurs particules peuvent fusionner pour n’en devenir qu’une seule. Parfois une particule sub-atomique en déplacement change de direction sans raison observable. L’univers que nous voyons n’est qu’une partie de la réalité physique. Il existe des univers parallèles et chaque particule de notre univers, possède un homologue dans les univers parallèles, et dans certaines conditions ces homologues affectent les particules que nous voyons.

Les univers interagissent en permanence les uns avec les autres. En supposant avec beaucoup d’imagination, que le voyage dans le temps soit réalisable. On aurait besoin de la Mécanique Quantique pour comprendre ce qui se passerait si on remontait  dans le passé. En effet, l’explication est : que le voyageur du temps se retrouverait dans le passé d’un autre univers, c’est pourquoi, il n’y a aucune contradiction avec le libre arbitre. Toujours selon DEUTSCH − l’univers dans lequel le voyageur arrive, le laisse libre de faire ce qui lui plait, car rien de ce qu’il fera n’affectera l’univers dont il vient ».

Le professeur MALLET, pense que  « les paradoxes dont on parle, ne pourront être résolus qu’une fois construite la première machine. Ce n’est qu’a ce moment là que l’on sera en mesure de découvrir expérimentalement, si le libre arbitre entre en jeu, ou s’il existe des univers parallèles, ou si l’univers est  pré déterminé ».

La machine du professeur MALLET, utilisera de puissants anneaux de lumières laser, autour desquels se formeront des boucles du temps, celui-ci explique, « avec un rayon lumineux circulaire on crée une région  en rotation dans l’espace, comme si on remuait une tasse de café. Et comme dans la théorie d’EINSTEIN, l’espace et le temps sont liés. En plus de courber l’espace on provoque une courbure du temps. Comme une ligne qui va du passé au présent et au futur, si je peux fermer cette ligne en forme de boucle. Je peux aller du passé au présent et au futur, mais je peux aussi aller, du futur au passé…

Il est impossible de remonter le temps en  dépassant la vitesse lumière, car les lois fondamentales de la physique ne nous permettent pas d’atteindre une vitesse aussi vertigineuse. Tenant compte, entre autres du problème de la théorie gravitation quantique selon laquelle : la matière, l’espace et le temps sont incertains.

Nous ne supporterions pas la force gravitationnelle et l’énergie générée  par cette tentative  ferait qu’on soit calciné avant de dire ouf !

Mais cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas un autre moyen de dépasser la vitesse lumière pour remonter dans le temps, sans violer les lois de la physique. Pour ce faire on aurait besoin d’un trou noir en rotation,  car il tourne sur lui-même, comme un vortex. Son effet est très intéressant sur l’espace et le temps qui l’entoure, il les entraîne avec lui, ce qui signifie qu’il est possible de contourner la règle selon laquelle, on ne peut pas dépasser la vitesse lumière. On peut aller vers le trou noir, entrer dans la zone ou l’espace et le temps sont entraînés dans son mouvement et tourner un moment puis en ressortir un instant antérieur à celui ou on y est rentré. Ce phénomène fut baptisé « Entraînement du Différentiel », qui est une des théories la moins connue d’Albert EINSTEIN.

A l’intérieur de cette région en rotation, vous pouvez approcher de la vitesse lumière. Mais pour un observateur extérieur, vous avez l’air de vous déplacer plus vite que la lumière. A ses yeux vous avez tout simplement disparu, et comme nous l’avons dit plus haut l’exploration d’un tel environnement appartient à un futur très lointain.

Le professeur MALLET s’est rendu compte, qu’il se cachait dans la théorie d’EINSTEIN, une meilleure  façon de courber l’espace,  la lumière elle-même, voici ce qu’il explique :

« il s’avère que la lumière est bien plus efficace pour courber l’espace et le temps. Mon idée est d’utiliser un faisceau de lumière pour courber l’espace et  faire une boucle du temps. La principale difficulté technique est d’avoir suffisamment de puissance laser pour provoquer cette courbure de l’espace et du temps. Nous envisageons plusieurs possibilités pour surmonter le problème.

Si aujourd’hui, je mets en route  la machine à voyager dans le temps, je m’attends à voir surgir des particules de nulle part, même si je n’ai rien mis dans celle-ci. Ce seront des particules provenant d’expériences que j’effectuerais la semaine prochaine ou dans un an.

Si je la laisse allumée pendant cent ans dans le futur, je pourrais revenir de cent ans dans le futur, mais je ne pourrai pas atteindre une époque antérieure au moment où je l’ai mise en service ».

Vaincrons-nous un jour le temps et ses anamorphoses ? 

Selon certains physiciens, « le fait qu’une particule voyage plus vite que la lumière, tourne sans fin en boucle fermée dans le temps et l’espace. »

Leur mise en évidence de ce phénomène ne repose sur aucune observation réaliste dans le temps. Les accélérateurs de particules et autres Synchrotrons ne sont pas capables d’observer cela à la demande du chercheur et pour cause, il n’y a pas de modèles théoriques. Pas plus  qu’on ne peut définir le temps d’une boucle fermée car le temps de le particule est toujours différent du notre, et cela reste au niveau corpusculaire comme pour les autres systèmes de coordonnées, le calcul de Redshift par exemple ne prend pas en compte l’épuisement de la vitesse lumière, qui d’après Fred HOYLE joue sur le décalage dans le rouge et l’estimation de l’âge de l’univers. Et suivant cette logique beaucoup de choses  sont donc à revoir.

A défaut dans l’immédiat, de pouvoir imaginer « le voyage dans le temps ».
On sait par contre qu’il n’existe plus à l’intérieur d’un trou noir :

Un trou noir est associé à un pulsar qui lui-même est la résultante de l’effondrement d’une étoile. La vitesse de rotation d’un pulsar est très rapide et provoquerait le facteur déterminant à la formation du trou noir, devenant ainsi une singularité. Un organisme quel qu’il soit se trouvant à l’intérieur de celui-ci, serait étiré comme un spaghetti, et il reste à savoir quel serait sa destination ?

Cela reste à étudier et très minces sont les chances, car l’observation reste délicate, premièrement : il faut prendre la distance en ligne de compte et deuxièmement : si il s’échappe de la lumière du vortex que génère le trou noir, il n’est pas démontré qu’elle soit ascendante à celui-ci, où capturée lors de son franchissement en approche.

L’unique alternative sera d’explorer cet environnement, ce qui pour l’instant appartient à un futur très lointain. Car personne ne peu dire qu’un trou noir restitue de la matière où de la lumière de façon continue, bien que la formule de l’aire  mesurant l’entropie (la dégradation de l’énergie d’un système), ou le nombre d’états internes d’un trou noir suggère que les informations afférentes à ce qui tombe à l’intérieur de celui-ci, peuvent être stockées comme sur un disque et rejouées quand le trou noir s’évapore…

Stephen Hawking dit que : « Le voyage dans le temps est possible dans une région de l’espace-temps ou existent des boucles temporelles, c'est-à-dire des trajectoires qui se déplacent à une vitesse inférieure à celles de la lumière tout en revenant vers le lieu et le temps d’où elles sont parties consécutivement au gauchissement de l’espace-temps… »

 

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

Image : http://www.thelavinagency.com/blog-science-speaker-ronald-mallett-time-travel-is-possible.html