Les légendaires cités perdues

23/11/2016 11:02

Au Moyen-âge, les Chevaliers de la Table Ronde nous ont entraînés dans leur sillage jusqu'à l'île mystérieuse d'Avallon, la terre d'immortalité, c'est-à-dire l'Agartha, le Sangri-La du Tibet.

La notion de Maître du Monde et du royaume souterrain enseigné par Ossendwski, ceci en accord avec la pensée magique des anciennes civilisations qui évoquait la présence, d'un monde d'en-dessous, sorte de Cité des Dieux, qui a pris suivant les contrées des noms différents.

Les Grecs nommèrent ce paradis les Champs-Elysées. Les Védas la désignent sous le vocable de Ratnasamu, "La Pierre Précieuse" ou "La Montagne d'Or".

Les Eddas scandinaves faisaient état d'une ville fabuleuse située dans la région d'Assar.

Le Livre des Morts de l'ancienne Egypte donne de l'Amenti un plan parfait. 

Cet univers interdit aux profanes, c'était la ville des 7 rois d'Idumée, ou d'Eden de la Tradition judaïque, ou la cité des 7 pétales de Vishnu.

Dans toute l'Asie, il existe une croyance fortement enracinée dans l'âme des peuples qui se rapporte à la merveilleuse cité de Shamballah, l'oasis de lumière.

Les Perses croient à l'Aryana, Terre des ancêtres cachée au cœur du géon.

Moïse promit à son peuple de le conduire à Chanaan, là où coulaient le lait et le miel…

Les Mexicains nous ont légué le souvenir de Tula la cité fabuleuse qui, sans doute fut l'ancienne Thulé hyperboréenne. Dans l'Etat d'Hidalgo, la ville de Tula fut vidée de ses habitants par un "grand dieu blanc" qui les entraîna à sa suite. Jamais plus on ne revit ses gens qui semblaient qui semblèrent se fondre au cœur de la planète.

Les conquistadors, se basant sur les affirmations des Mayas qui parlaient de la fabuleuse cité de Maya-Pan, organisèrent des expéditions pour la retrouver. De là naquit la légende de l'El Dorado. La cité de l'or, de la lumière…

En France, la tradition celte parle du pays des mystères de Dananda.

En Chine, des chroniques plusieurs fois millénaires vantent la beauté de la cité des 12 Serpents.

Mais la plus mystérieuse cité souterraine des villes légendaires se trouverait au Matto-Grosso. La "Cité Z" a donné en pâture à la forêt amazonienne la vie de dizaines d'aventuriers.

Les cités interdites

Au début du XVIe siècle, Barlo Centenera visitait à quelques kilomètres du fleuve Paraguay, la très mystérieuse cité de Gran Moxo.Les relations de voyage qu'il nous a laissées décrivent des monuments extraordinaires et, parmi eux, une colonne surmontée d'un système d'éclairage artificiel remarquablement perfectionné:

"Au sommet de ce pilier, à une hauteur de 7, 75 m, il y avait une grande lune qui illuminait  tout le lac avec éclat, en dispersant jour et nuit, l'obscurité et l'ombre".

C'est certainement cette ville que retrouva en 1967, un explorateur allemand que nous avons rencontré. Ce dernier prétendait que Gran Moxo avait été construite  sur les plans des temples  de l'ancienne Egypte. Dans les rues dela cité, des obélisques se dressaient comme à Karnak ou à Louxor.

Cet aventurier avait pénétré dans les parties inexplorées de la forêt hostile puis, intercepté par une tribu d'Indiens à la carnation claire, il avait été conduit dans une fabuleuse  ville noyée dans la sylve impénétrable.

Cette description de cette cité que donnait l'Allemand était extraordinaire. tous les monuments étaient intacts, les avenues larges et éclairées de nuit faisaient penser à un autre monde.

Les hommes qui l'habitaient étaient administrés par une direction théocratique composée de prêtres.

La ville interdite coiffait de vastes hypogées formés d'alvéoles, où s'affairait tout un monde de techniciens semblant détenir les secrets d'une science ancienne.

L'Allemand resta de longs mois dans ce havre hors du temps, puis sur sa demande, on le libéra. Ses hôtes lui remirent un bijou en souvenir. Il s'agissait d'un scarabée taillé dans une pierre verte qui lui fut dérobé lors de son retour en Europe.

Rien ne vient confirmer, ni étayé les affirmations de cet explorateur de l'Impossible. Un très ancien texte pourrait cependant confirmer ce récit incroyable.

Il s'agit d'un manuscrit portugais du XVIIIe siècle. Il relate que le 6 mars 1743, six aventuriers, accompagnés d'une douzaine d'esclaves noirs, étaient partis  à la recherche problématiques mines d'or et de diamants  au cœur du Matto-Grosso inconnu. Lourdement chargés, ils progressèrent avec lenteur  pendant des mois à travers la forêt vierge sans découvrir les gisements espérés. Après une année d'efforts surhumains, la moitié de la troupe avait succombé aux fièvres.

Découragés, à bout de forces, les survivants allaient rebrousser chemin  lorsqu'un soir, dans la pénombre de la jungle une mystérieuse cité déserte se dressa devant leurs yeux éblouis.

L'auteur donnait de la ville inconnue une description détaillée, mais les dernières pages  avaient été volontairement arrachées. On peut supposer qu'elles comportaient les cartes et les plans permettant de retrouver la cité oubliée.

C'est cette impressionnante description  qui excita  Percy Fawcett et qui lui fit rédiger pour la Société royale de Géographie de Londres le rapport suivant:

"La rumeur court écrivait-il, de l'existence d'une tribu étrange dans l'intérieur du Matto-Grosso. Les témoignages des faits sont faibles. J'ai cependant rencontré  une demi douzaine d'hommes qui jurent avoir aperçu des Indiens blancs avec des cheveux roux. Un grand nombre de gens ont entendu parler d'eux. Il y a bien des choses curieuses cachées dans le fond des bois de l'Amazonie. On entend parler de vieilles ruines et d'animaux étrange, préhistoriques, de larges pistes qui n'ont pas encore reconnues. Il court naturellement des fables au sujet des lieux inexplorés, mais il ne faut pas oublier que les Pygmées d'Afrique et l'okapi ont longtemps été traités d'êtres légendaires."

La Société de géographie lui envoya les fonds nécessaires à l'organisation d'une expédition et, peu après, il écrivait à ses confrères de la savante société :

"J'ai la certitude que les ruines d'une cité antique plus vieilles que celles d'Egypte, se trouvent à l'intérieur du Matto-Grosso."

Vestiges inconnus et races ignorées

En 1925, le colonel Percy Fawcett pensait que le sas donnant accès au "royaume souterrain" s'ouvrait au cœur de l'Amazonie et qu'un fleuve conduisait directement dans la même région de la Madre de Dios, en pleine forêt vierge, à son entrée.

Dans leur livre "Les intra-terrestres existent. Je les ai vus" (Edition Alain Lefeuvre), Marie-Thérèse Guinchard et Pierre Paolantoni affirmaient que le royaume interdit était protégé par des tribus sauvages. Au mois d'août 1979, une expédition franco-péruvienne a découvert un groupe d'indiens sauvages, dans la forêt du Sud-Est péruvien.

Il s'agit de nomades qui ne connaissent pas le feu et se nourrissent de viande crue. Ces derniers vivent dans une zone de forêt du département de Madre de Dios, limitrophe de la Bolivie. Ces Indiens  qui mesurent plus de 2 mètres de haut sont extrêmement féroces. On estime que ce groupe pourrait constituer une branche des Amahuacas, qui vivent dans la province de Manu, dans le même département.

C'est en partant à la recherche de Paititi, la cité légendaire, dont on dit que les rues sont recouvertes d'or, que l'expédition a été encerclée par ces survivants de la préhistoire, les Gardiens du Seuil  du monde interdit!

L'équipe franco-péruvienne a été récupérée de justesse par un hélicoptère…Les légendes qui courent sur ces contrées maudites ont donc bien une base de vérité. beaucoup parlent de vestiges de civilisation aussi vieilles que celle de l'Euphrate, de tablettes de pierre relatant une fin du monde, de cité de marbre pourpre, d'espèces animales qu'on croyait éteintes, d'Indiens blancs et barbus dont l'origine reste une énigme.

Théodore Roosevelt, le premier président des Etats-Unis qui porta ce nom, avait vu de fantastiques gravures rupestres représentant le dieu Soleil. Ces pétroglyphes mesuraient deux mètres de haut. Ils étaient composés de traits de trois centimètres de profondeur. Véritables signes de piste, ils jalonnaient la voie conduisant au Caupolican, où nul Européen  n'a jamais pénétré sans y laissé la vie.

Le mystère des civilisations intra terrestres n'est pas la seule motivation qui pousse les aventuriers dans la forêt dangereuse. De nombreuses mines d'or  et de diamants existeraient encore sous la couverture végétale impénétrable de cette partie du monde. La légende du trésor d'Atahualpa agit également comme un aimant sur ceux que l'appât du métal précieux envoute !

De multiples expéditions ont essayé sans résultat de le retrouver. Yeux clos et bouches cousues par les Jivaros, de nombreuses "petites têtes" ont emporté dans l'au-delà le secret de l'enfer vert.

En mars 1972, le français Serge Debru reçut, à titre posthume l'Ordre du Mérite. Lui aussi voulait percer l'énigme de cet univers interdit.

Atlantes ? Lémuriens ? Rescapés de Mu peuplent-ils encore cet enfer impénétrable ?

Russes et américains ont prospecté cette zone grâce à leurs satellites. Leurs études prouvent qu'ils existent encore des ruines totalement oubliées en Amazonie.

Un fait est aujourd'hui certain: certains techniciens et ouvriers, qui depuis des années  participent à la création de la route transamazonienne, rencontrent des difficultés sans nombre. Ces derniers ont déjà mis au jour des vestiges totalement inconnus d'anciennes civilisations et subissent des assauts répétés de tireurs invisibles qui tuent à coup s de flèches empoisonnées les imprudents qui s'écartent des pistes. Des moyens militaires énormes encadrent et appuient la progression du serpent de ciment. Des massacres ont eu lieu. Des mitrailleuses lourdes furent employées pour faire fuir les assaillants. La terreur n'est pas calmée, l'agressivité, des hommes de la brousse qui se voient privés de leurs biens, engendre une guérilla  silencieuse et  sournoise engendrant la peur et l'angoisse.

Nous savons aujourd'hui que les  7 cités de Cibola décrites par Léonard Clark et la Cité "Z" sont plus qu'une légende !

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

Image d’illustration :
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